J'aimerais consommer des aliments locaux (et/ou bio)

Info pratique

Il existe de nombreux marchés où l'on peut trouver des produits des producteurs et productrices de la région. Certains marchés sont réservés aux produits issus de l'agriculture biologique.

Si vous souhaitez soutenir la paysannerie dans la région, vous pouvez rejoindre une association pour le maintien d'une agriculture paysanne (AMAP). Vous payerez à l'avance un producteur ou une productrice qui s'engagera à vous fournir un panier de légumes toutes les semaines. Ce système permet d'assurer à l'agriculteur ou l'agricultrice l'écoulement de toute sa production, et ainsi, lui assurer un revenu en leoula rendant moins dépendant·e des aléas climatiques. L'alliance Paysans écologistes consom'acteurs de l'Isère (Alliance PEC Isère) met en place et coordonne le réseau des AMAP dans l'agglomération grenobloise.

Vous pouvez également contacter les jardins d'insertion en maraîchage biologique qui emploient des personnes en réinsertion professionnelle et  proposent également la livraison de paniers hebdomadaires de légumes biologiques. Deux jardins d'insertion livrent des paniers à Grenoble : Les jardins du Prado et les nouveaux jardins de la solidarité.

Plusieurs centres sociaux ou maisons des habitants organisent sur l'agglomération des paniers solidaires, afin de rendre les paniers de légumes type AMAP accessibles à tous. Vous pouvez contacter le centre social ou la maison des habitants de votre quartier pour plus de renseignements.

Vous trouverez dans la ville des épiceries qui proposent, parmi leur produits, des aliments locaux et/ou bio. C'est le cas de Eléfan, Episol, Locavore ou encore les supermarchés d'alimentation biologique. Plusieurs groupement d'achat vous permettront de consommer des produits locaux et de bonne qualité tout en permettant de réduire les intermédiaires puisque les consommateurs sont en lien direct avec les producteurs. Pour en savoir plus sur les groupements d'achat, rendez-vous sur cette page.

Enfin, si vous cherchez des restaurants proposant une cuisine issue d'aliments bio ou locaux, certains guides sur internet tels que le petit futé ou le guide michelin vous propose une sélection, et sachez que la plupart des restaurants végétariens servent également une cuisine locale (et/ou) bio.

 

L'alimentation issue de l'agriculture biologique s'est beaucoup développée en France ces dernières années et l'on trouve du "bio" un peu partout. Si l'intérêt de la démarche mérite d'être soulevé, sachez toutefois que la label bio ne garantit pas pour autant une agriculture écologiquement entièrement responsable (puisqu'il ne prend pas en compte le transport des aliments par exemple), ni sociale (puisqu'il ne considère pas les conditions de travail dans lesquelles sont cultivés les aliments). Pour une réflexion critique sur l'alimentation biologique, nous vous recommandons les deux ouvrages : Le bio entre business et projet de société aux éditions Agone ; Si tu ne manges pas bio c’est parce que tu es pour la destruction de la planète, aux éditions Terre Noire.

Attention ! On confond régulièrement l'entreprise "La Ruche Qui Dit Oui" avec des réseaux de circuits courts, alors qu'elle est en réalité bien plus proche de la grande distribution et de l'ubérisation dans les pratiques :

  • les intermédiaires de la distribution ne sont pas abolis puisque 20% du prix de la vente revient à l'organisateur de la ruche (10%) et à la start-up Equanum (10%) propriétaire du site et dont les actionnaires  sont déjà des géants du web : Xavier Niel, Président de Free ; Marc Simoncini, co-fondateur du site de rencontres meetic.fr ; Christophe Duhamel, co-fondateur du site marmiton.org. En comparaison la grande distribution prend en moyenne une marge brute de 27% mais pour des coûts de stockage et de distribution beaucoup plus importants ;
  • il n'y a ni d'engagement du consommateur (qui achète à chaque fois ce dont il a besoin), ni d'engagement de la ruche à écouler le stock (si la commande est trop faible, la vente est annulée) et donc aucune sécurité de revenu pour le producteur;
  • les organisateurs de ruche sont bien souvent des auto-entrepreneurs qui vendent un service effectué dans les amap par des bénévoles mais sans pour autant pouvoir en tirer un revenu décent et sans avoir la sécurité du salariat. Ils se retrouvent dans une situation similaire à celles des personnes qui travaillent pour Uber (400€ de chiffre d'affaires par mois en moyenne).

Pour retrouver ces informations et d'autres, nous vous recommandons la lecture de la page wikipédia de l'entreprise et le communiqué publié par l'Amap BioDevant.