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Maison d'arrêt de Varces

Structure

Prison

La maison d’arrêt de Varce est un « lieu de privation de liberté » inauguré en 1972. Comme toute maison d’arrêt, celle de Varces devrait uniquement emprisonner en théorie (1) :

  • les personnes prévenues en attente de jugement, sur ordre du juge d’instruction ;
  • les personnes détenues dont la peine est inférieure à deux ans ;
  • les personnes détenues dont la durée de la peine n’est pas encore définitivement fixée (procédure d’appel en cours).

La maison d’arrêt de Varces est liée au tribunal de grande instance (TGI) de Grenoble. Sa compétence est étendue aux juridictions de Valence, de Chambéry et de Lyon en fonction des nécessités des instructions ou des directives ministérielles.

Si vous souhaitez entrer en contact avec des personnes emprisonnées à la maison d’arrêt de Varces, vous pouvez :

  • leur écrire : Maison d’arrêt de Grenoble-Varces, B.P 15, 38763 Varces Cedex, sachez que les courriers sont lus par l’administration pénitentiaire ;
  • leur rendre visite aux horaires de parloirs (parloirs les après midi du mardi au samedi ; parloirs avocats du lundi au samedi de 8h30 à 11h30 et de 13h à 17h). Il faut se présenter 30 minutes avant son heure de parloir (fouilles, longues attentes) et réserver le parloir par téléphone : 04.38.72.90.42 (de 8h à 9h et de 16h30 à 17h30 en semaine) ;
  • leur envoyer de l’argent qui leur permettra de «cantiner» (2) (code banque: 10071 ; code guichet: 38000 ; n° compte: 00001000540 ; clé RIB: 75 ; bien préciser le nom, prénom et n° d’écrou du détenu) ;
  • Lui faire passer un témoignage par le biais de l’émission de radio Parloirs Libres (les détenus en maison d’arrêt ont accès à la radio et la télévision, mais pas à l’internet) ;
  • leur téléphoner dans une cabine téléphonique de la maison d’arrêt, même si cela n’est pas toujours facile. (3)

Pour trouver du soutien, les familles, les prisonièr. e. s peuvent contacter le PRP (Syndicat pour la Protection et le Respect des Prisonièr. e. s) :

0665118145

syndicat. PRP@gmail.com

https : //syndicat-pour-la-protection-et-le-respect-des-prisonnier-e-s. webnode.fr/

D’une capacité officielle de 232 places, elle accueillait, au 1/01/2018, 334 détenus (soit encore 10 personnes de plus qu’en 2009), répartis dans les quartiers suivants :

  • 329 au quartier hommes (pour une capacité de 232 places, soit une surpopulation de 141,8%) ;
  • 15 au quartier des mineurs (pour une capacité de 20 places).

Au cours d’une visite en 2009, le contrôleur général des lieux de privation de liberté constatait (4) : « les contrôleurs ont ressenti durant leur séjour l’existence d’unetension importante au sein de l’établissement, les détenus exprimant une forte exaspération par rapport à leurs conditions de détention et les surveillants apparaissant en grande difficulté dans l’exercice de leurs fonctions à l’étage. » Il faisait notamment les recommandations suivantes, soulignant les très mauvaises conditions de détention :

  • La hauteur des cloisons du cabinet de toilette ne permet pas son isolation totale du reste de la cellule, et les faibles dimensions du cabinet empêchent la fermeture complète de sa porte, ce qui fait que le partage d’une cellule par deux personnes est contraire non seulement aux règles sanitaires mais également à la décence la plus élémentaire.
  • De nombreuses cellules sont dans un état de vétusté avancé : circuit électrique détérioré, manque d’étanchéité des huisseries des fenêtres, fenêtres sans poignée ou qui ne ferment plus, vitres brisées et non remplacées, chauffage insuffisant.
  • Les familles ont fait part de critiques relatives à l’organisation des visites : durée insuffisante (une demi-heure) ; difficultés dans la prise de rendez-vous par téléphone et à la borne ; obligation de se présenter une demi-heure avant la visite ; annulation du parloir en cas de retard de la famille même de quelques minutes ; lenteur pour passer le portique et le dispositif de contrôle par rayons X de bagages ; parloirs débutant régulièrement en retard ; raccourcissement fréquent du temps de visite ; disparités entre les familles dans l’attribution des doubles parloirs dont l’organisation est mal comprise…
  • L’information des détenus sur leurs droits justifie d’être améliorée.
  • Il n’existe aucune modalité organisée pour permettre une expression collective des détenus.

Malgré le rapport de la sous-commission départementale de sécurité, ayant notamment souligné les risques importants d’incendie en 2007, et le départ de deux incendies en 2008 et 2009, aucun travail de mise en conformité vis-à-vis de la réglementation incendie n’avait été réalisé en 2015 (5) et le tribunal administratif de Grenoble a rendu une décision le 31 août 2015 qui pourrait aboutir à la fermeture de l’établissement dans l’attente de travaux de mise aux normes, suite à une saisine de l’OIP (Observatoire international des prisons) France.

Pour en savoir plus sur les conditions d’incarcération à la maison d’arrêt aujourd’hui, nous vous recommandons les émissions de radio Les murs ont des oreilles et Parloirs Libres qui sont consacrées aux conditions de liberté et font la passerelle avec les personnes incarcérées à Grenoble et ses environs.

(1) Cette règle est souvent détournée par l’administration pénitentiaire en manque de place dans d’autres prisons : en 2000, une visite du sénat faisait le constat que sur 198 détenus, 34 étaient condamnés à une peine supérieure à 5 ans : http : //www. senat.fr/rap/l99-4492/l99-44920. html

(2) Dans les prisons françaises, la cantine désigne la possibilité pour un détenu d’acheter des produits de la vie courante tels que de la nourriture, des cigarettes, des timbres et des enveloppes pour écrire, des produits d’hygiène ou d’entretien, des journaux, etc. Elle permet également d’avoir la télévision en cellule. Les produits sont en moyenne 2 à 3 fois plus chers qu’à l’extérieur de la prison.

(3) Les conditions de visite des familles sont notamment expliquées dans un article paru dans médiapart en 2013 : https : //blogs. mediapart.fr/ariane-lavrilleux/blog/110313/enfermees-dehors-les-familles-de-detenus-la-maison-darret-de-varces

(4) Rapport de visite à la Maison d’Arrêt de Varces du Contrôleur Général des Lieux de Privation de Liberté en octobre 2009.

(5) http : //www. oip.org/images/CommuniqueVarces1709. pdf

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04 76 73 29 50

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38763 Varces-Allières-et-Risset

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