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J'aimerais en savoir plus sur le régime végétarien / végétalien / vegan

Info pratique

Le végétarisme est une pratique alimentaire excluant la consommation de chair animale dans l’alimentation. Le végétalisme quant à lui, exclut en plus les produits issus de l’exploitation animale (laitages, oeufs, etc. ). Enfin, le véganisme est davantage un mode de vie puisqu’il exclut également l’utilisation d’animaux pour l’habillement (peaux et cuir, soie, laine), le travail (animaux de trait), ou pour les loisirs (spectacles animaliers, balades à cheval). Les trois pratiques ont en commun de refuser l’exploitation animale mais diffèrent entre elles de par le degré d’exigence.

Pour trouver à Grenoble des endroits où manger végétarien ou végétaliens vous pouvez consulter l’Info pratique : J’aimerais manger végétarien

Les motivations des personnes végétariennes, végétaliennes et vegan sont diverses et généralement regroupées en trois catégories (en plus des motivations liées au gout, religieuses ou liées à l’appartenance à une caste, comme en Inde par exemple) :

La protection de l’environnement :

Des études scientifiques ont montré que l’élevage des animaux destinés à la consommation est néfaste pour l’environnement pour difféntes raisons :

  • L’utilisation plus importante des terres et des ressources : avec un hectare de terrain consacré à la culture de fruits et légumes, on peut nourrir trente personnes, mais cinq personnes seulement si ce même hectare est utilisé pour produire des œufs ou de la viande blanche, et beaucoup moins si l’on ne produit que de la viande rouge (1). De même, on estime aujourd’hui que 38 % des forêts de l’Amazonie ont été détruites pour l’engraissement des bovins (2).
  • Le réchauffement climatique : l’élevage animal requiert une plus grand quantité d’énergies fossiles donc produisant des gaz à effet de serre. Mais surtout, la production animalière produit également du fumier, qui, bien qu’il soit une base du compost, dégage du méthane. Ainsi, un rapport de la FAO (agence de l’ONU pour l’agriculture et l’alimentation) établit que l’élevage mondial émet plus de gaz à effet de serre que tous les transports (terre, air, mer) dans le monde. Si on prend en compte toute la chaîne de production de la viande, cela représente 18 % des émissions de ces gaz produits par l’homme… (3).

Le respect des animaux :

  • La dégradation des conditions d’élevage entraîne la souffrance, l’aggressivité et la regression des animaux, qui deviennent fous (automutilation nécessitant un isolement accru, l’ablation des becs des poules et des dents des porcs, etc.) (4).
  • Le non respect des droits des animaux :ne considérant pas la souffrance, la sensibilité, la personnalité de l’animal et plaçant l’être humain au dessus des autres animaux. Ces arguments sont repris par le mouvement anti-spéciste datant des années 1970 (5).

La santé humaine :

  • Certaines études (6) tendent à montrer que le végétarisme s’il est pratiqué avec vigilance, serait meilleur pour la santé et permettrait de vivre plus longtemps (5 ans en moyenne).
  • D’autres études scientifiques ont étudié l’impact de la consommation de viande sur le développement de certaines maladies : il en ressort que la non-consommation de viande diminiue les risques de développement de la maladie d’Alzeimer, du diabète, de l’ostéoporose, et préserve de la cataracte (7).

Il est important cependant de préciser ici que la non consommation de produits provenant d’animaux, ou issus de l’exploitation animale (laitages, oeufs) doit être compensée de manière raisonnée pour prévenir certaines carences alimentaires (carence en protéine, en fer, en acides aminés). En l’absence de compensasion, le régime végétarien peut s’avérer dangereux, provoquer de l’anémie ainsi qu’une fatigue importante. Les différents collectifs défendant le végétarisme, le végétalisme ou le véganisme vous conseillerons sur les solutions culinaires les plus adaptées. L’Association américaine de diététique et des diététiciens du Canada (AADDC) a édité en 2009 un rapport sur les régimes ovo-lacto-végétarien et végétalien, en étudiant leurs conséquences sur la santé humaine par rapport à une alimentation omnivore. Les extraits marquants de ce rapport sont édités sous forme de brochure par les éditions La criée, consultable en ligne. Enfin, sachez qu’il est possible de faire des bilans de santé réguliers auprès de son médecin traitant, afin d’observer les éventuelles carences.

Pour en savoir plus, sur ces régimes alimentaires, vous trouverez des livres et des brochures sur le végétarisme à la B. A. F. , au Lokal autogéré ou encore à la bibliothèque-librairie Antigone. Nous vous recommandons également un entretien avec Yves Bonnardel, militant pour l’abolition de la viande, dans la brochure Révolutionner notre rapport aux animaux. Enfin, le livre Bidoche de Fabrice Nicolino décrit pertinnement les mécanismes de l’industrie agroalimentaire et les traitements infligés aux animaux.

Vous pouvez visiter le site l’association végétarienne de France. Vous pouvez également contacter par mail le groupe AVF Grenoble avf-grenoble [at] vegetarisme [point] fr, qui propose une réflexion sur ces enjeux. Enfin, vous pouvez prendre contact avec des associations de lutte contre la souffrance animale comme L214, Les cahiers antispécistes ou La veggie pride.

(1) Bruno Parmentier, Nourrir l’humanité : Les grands problèmes de l’agriculture mondiale au XXIe siècle, Éditions La Découverte, 2007

(2) http : //www. vegplanete.com/

(3) http : //info. france2.fr/dossiers/environnement/l-industrie-de-la-viande-va-dans-le-mur-57625862. html

(4) Bernard Denis, La fabrication des animaux, Si les lions pouvaient parler, essais sur la condition animale, sous la direction de Boris Cyrulnik, éd. Gallimard,

(5) Élisabeth de Fontenay, Le silence des bêtes : la philosophie à l’épreuve de l’animalite, Paris, Fayard, ‎ 1998

(6) John Robbins, The Food Revolution, Conari Press : Boston, 2001, p. 14

(7) http : //www. massacreanimal.org/fr/mefaits_proteines_animales_alzheimer. php