Rassemblement de soutien aux libertés syndicales

Événement

Quand

  • mardi 27 septembre 2016, à 13h30

Pour y aller

Description

Mardi 27 septembre 2016 : rassemblement à 13h30 pour les libertés syndicales au Tribunal de Grenoble

Ce rassemblement devant le Palais de Justice de Grenoble, place Firmin Gautier, s’inscrit dans la lutte de la CGT contre la criminalisation de l’action syndicale.

En particulier, ce 27 septembre 2016, Pierre Coquan, ancien secrétaire général de l’Union Départementale CGT du Rhône, comparaît pour la troisième fois en correctionnelle dans la même affaire. Il est en effet poursuivi pour avoir… distribué un tract contre la réforme des retraites, à un péage de l’autoroute A6… en 2010 !

Cette comparution devant la Cour d’appel de Grenoble est un nouvel épisode du long marathon judiciaire engagé par le procureur de Villefranche, puis par le procureur général de la Cour d’appel de Lyon, depuis 2012.

Pierre Coquan a été relaxé d’abord par le tribunal correctionnel de Villefranche sur Saône, puis par la Cour d’Appel de Lyon début 2014. Le jugement a constaté l’absence de banderoles, drapeaux, haut-parleur, rassemblement, au péage… et donc, l’absence de manifestation.

Las ! Le parquet s’est alors pourvu en cassation. Le 9 février 2016, la cour de cassation a renvoyé l’affaire devant la cour d’appel de Grenoble, où elle sera donc examinée ce 27 septembre 2016.

Cet acharnement judiciaire à faire juger qu’une simple distribution de tract constitue une manifestation, a pour objectif de soumettre ce type d’action à une déclaration préalable en préfecture. Seuls les régimes où la démocratie est absente invoquent de tels préalables à ce qui constitue l’un des fondements historiques de la liberté d’expression.

La CGT appelle au rassemblement pour demander à nouveau la relaxe de notre miliant, l’arrêt de la criminalisation de l’activité syndicale, alors que notre organisation est au coeur de la lutte contre les régressions sociales.

Cette affaire ne doit pas aboutir à un nouveau recul de la démocratie en France. Nous devons continuer à militer sans redouter qu’un matin, on se retrouve en garde à vue, poursuivi, traqué pour avoir juste voulu défendre l’intérêt de tous et recherché le progrès social.