<p><img src="//stats-web.gresille.org/p.php?idsite=7" style="border:0;" alt="" /></p>

En mémoire du 17 octobre 1961…

Événement

Quand

  • lundi 17 octobre 2016, à 17h00

Pour y aller

Description

Cérémonie officielle, dévoilement de la plaque en mémoire du 17 octobre 1961, dépôt de gerbes, discours du Maire de Grenoble et d’un représentant du Collectif grenoblois 17 octobre 1961. . Chant.
Départ en cortège jusqu’à l’Isère (jet de fleurs dans le « fleuve » )

Pour une pleine reconnaissance du massacre du 17 octobre 1961 à Paris

Rappel :

  • le 1er novembre 1954 est déclenchée en Algérie la « Toussaint Rouge », la lutte armée pour l’indépendance sous l’impulsion du FLN (Front de libération Nationale).
  • 1958 : alors qu’on dénombre en Algérie, dans le cadre des « opérations militaire de pacification », des milliers de morts du côté des soldats français, des dizaines de milliers - en fait au moins 150 000 sinon 200 000 - morts algériens, le FLN décide d’élargir la lutte anticoloniale en Métropole.
  • 1961 : une année critique, avec l’intensification des attentats et assassinats perpétrés par l’OAS (Organisation Armée Secrète), et la riposte du FLN, notamment en direction de la police parisienne.
  • 17 octobre 1961 : alors que le couvre-feu – totalement arbitraire - est imposé aux « Français musulmans algériens », le FLN appelle ceux-ci - majoritairement confinés dans des bidonvilles de l’agglomération parisienne - à manifester massivement, avec femmes et enfants, et sans armes, au centre de Paris. Pour dénoncer ce couvre-feu et surtout affirmer le droit du peuple algérien à l’indépendance.
    C’est aussitôt le déchaînement d’une brutalité inouïe des forces de police… de Maurice Papon : coups de matraques, de crosses, fusillades, balancement des vivants, des blessés, des morts par-dessus les ponts de la Seine, matraquages massifs souvent mortels dans toutes les rues avoisinantes et les bouches de métro. Un véritable carnage. Entre 200 et 400 morts, on ne saura jamais.
    La presse, muselée, se tait massivement sur ce massacre, à quelques exceptions près (l’Express, Témoignage Chrétien…). Un historien, Jean-Luc Einaudi, entreprend enquêtes et recherches et écrit en 1991 : « La Bataille de Paris ».
  • 17 octobre 2012 : le président François Hollande reconnait la « sanglante répression du 17 octobre 1961… au cours de laquelle des Algériens ont été tués qui manifestaient pour le droit à l’indépendance ». Enfin le silence était brisé. Il reste à permettre l’accès à toutes les sources et archives.

A Grenoble nous manifestons chaque 17 octobre, et ce depuis près de trente années, pour une pleine reconnaissance de ce massacre colonial. Nous nous félicitons de la reconnaissance de ce crime par la Municipalité de Grenoble qui inaugurera le 17 octobre 2016, avec notre Collectif, une plaque en mémoire des nombreuses victimes et en saluant les milliers de Grenoblois-es qui se rassemblent et défilent tous les 17 octobre pour que ne soit jamais tu et oublié ce massacre…. .

A l’appel du Collectif isérois 17 Octobre 1961 (Algérie au Cœur, AMAL, Association Amazigh, Association des pieds Noirs Progressistes et de leurs amis, Association de solidarité des Algériens en Isère (ASALI), Association franco-algérienne Isère (AFAI), Centre d’Information Inter-Peuples, Comité de Soutien aux Réfugiés Algériens, Coup de Soleil en Rhône-Alpes, Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP), Observatoire des Discriminations et des Territoires Interculturels (ODTI), Ras l’Front Isère.