Comité de Liaison des Unions de Quartier (CLUQ) de Grenoble

Structure

Démocratie participative de proximité

Créé en 1961, le comité de Laison des Unions de Quartier de Grenoble est l'association qui regroupe les 21 unions de quartier de la ville de Grenoble. L'association est administrée par des représentants de chacune des unions de quartier de Grenoble. Ses missions sont :

  • être force de proposition,
  • informer et former,
  • favoriser les échanges et la concertation,
  • participer à l’élaboration et au suivi des projets.

Pour son fonctionnement, le CLUQ est lui-même divisé en trois commissions :

 

  • Animations, Manifestations et Culture, Communication
  • Démocratie  Locale & Participation des habitants
  • Qualité de vi[ll]e

Le CLUQ réalise également un travail de réflexion et d’étude sur des sujets qui concernent plusieurs quartiers ou l’ensemble de la Ville. Ce travail est conduit dans les différentes commissions et groupes de travail - urbanisme, transports et circulations, social décentralisation, observatoire des fiances locales, information et communication. Il soumet ensuite ses travaux au conseil d'admnistration du CLUQ.

Créées progressivement à Grenoble depuis 1926, les unions de quartier sont ouvertes à tou·te·s les grenoblois·es  : "Constituées sous forme d’associations loi de 1901, elles sont ouvertes à tous les habitants. Chacun peut y adhérer pour faire valoir son point de vue sur la vie de son quartier."[1]. Principalement portées sur le cadre de vie, l'urbanisme ou la vie quotidienne (stationnement, transports, vie sociale, propreté, scolarité...), elles restent ouvertes à l'ensemble des thématiques sur laquelle elle sont sollicitées par les habitant·e·s.

Les unions de quartier grenobloises sont juridiquement et politiquement indépendantes de la mairie, tout du moins sur le plan théorique [2], cependant, leur poids politique est relativement faible comme dans la plupart des formes de démocratie participative [3] (consultations, pétitions, débats publics sont les principaux espaces où les habitant·e·s peuvent interpeller les élus, sans aucune assurance d'être entendus).

En 2008, la ville de Grenoble a rédigé une "Charte de la démocratie locale" de manière à préciser (et à limiter) les prérogatives des instances de démocratie participative. Une stagiaire chargée de l'élaboration de cette charte à Grenoble a témoigné de son expérience après coup : "En fait, il y a aujourd’hui une confusion importante sur la question de la démocratie participative, sur ses finalités. Alors soyons clairs : il s’agit bien de tenter de pallier à une crise de la démocratie représentative et non de proposer un système politique alternatif. Aujourd’hui, on peut dire simplement que la démocratie participative est devenue un instrument de gouvernement, de gestion de la population. Depuis bien longtemps il n’est plus question dans les services de la mairie qui lui sont consacrés de parler d’autogestion, d’émancipation des habitants et de renforcement du pouvoir que chacun pourrait légitimement revendiquer sur sa vie et ses conditions de vie. Aujourd’hui la démocratie participative vise à expliquer, faire accepter et/ou renforcer le système représentatif." Vous pourrez retrouver l'ensemble de l'interview sur le site du tamis : Dans les coulisses de la démocratie participative.

 

[1] Brochure de description des unions de quartier, disponible sur le site du CLUQ, comité de liaison des unions de quartier : http://cluq-grenoble.org/WordPress/wp-content/uploads/2015/07/029-B004-CM-DU-22-06-2015.pdf

[2] Plusieurs tentatives "d'entrisme" voire de "fagocitage" ont régulièrement été observées dans les unions de quartier, notamment par des proches de la majorité municipale alors au pouvoir, et ce quels que soient les partis au pouvoir (le RPR avec Carignon, le PS avec Destot, aujourd'hui PG-les Verts avec Piolle...)

[3] Pour mieux comprendre certains pièges de la participation, on se référera notamment au cahier du pavé sur la participation.

 

 

Coordonnées

http://cluq-grenoble.org/

04 76 87 64 67

S'y rendre