17 rue du Dauphiné 38000 Grenoble
Un an après l’annonce du projet et alors que la mise en service de la première phase du projet devrait bientôt avoir lieu, Stop DataOne a organisé ce dimanche 29 mars une manifestation à vélo dans les quartiers autour du supercalculateur.
Cette manifestation visait d’une part à alerter les habitants mais aussi, une semaine après les élections municipales, à mobiliser les nouveaux élus sur cet enjeu majeur pour le territoire. Une centaine de personnes étaient présentes, bravant le froid hivernal, de retour en ce début de printemps.
France 3 a diffusé un reportage dans son JT :
https://www.france.tv/france-3/auvergne-rhone-alpes/ici-19-20-alpes/8280054-emission-du-dimanche-29-mars-2026.html
La mobilisation continue ! A l’issue de la manifestation, un apéro convivial suivi d’un temps d’échange sur les suites de la mobilisation s’est tenu à la Halle des Iris, au parc Jean Verlhac de la Villeneuve.
Il y a encore du travail à faire pour informer les riverains, dont trop peu sont au courant.
Il n’y a toujours aucune étude d’impact publiée. Aucune enquête publique n’est annoncée.
Pourtant DataOne est un projet d’ampleur industrielle, qui consommerait à lui seul autant que 60% de la consommation électrique actuelle de la métropole de Grenoble, et aurait différents impacts locaux :
• Dégagement très important de chaleur
• Consommation d’eau et bruit liés au refroidissement
• Présence de groupes électrogènes (risque sur la pollution de l’air) et de batteries géantes (risque incendie)
• Travaux d’installation de ligne électrique Très Haute Tension.
DataOne profite de la faiblesse de l’encadrement réglementaire des datacenters pour faire avancer son projet. Les collectivités locales n’ont pas de possibilité légale de s’opposer au projet.
Des dizaines de projets de datacenters et de supercalculateurs pour l’I.A. sont en cours de développement en France. Le besoin annoncé en puissance électrique pour ces projets atteint déjà 28,6 GigaWatt (le tiers des pics de consommation électrique en France et la moitié de la puissance du parc nucléaire) ! Alors qu’on nous demande depuis des années de « faire des économies d’énergie » pour une éventuelle transition énergétique, ces infrastructures bénéficient d’un soutien inconditionnel de l’État pour consommer ces quantités colossales d’électricité.
L’IA c’est aussi une intensification de l’extractivisme minier, en particulier en République Démocratique du Congo où il alimente depuis des décennies la guerre civile ; et une obsolescence rapide générant toujours plus de déchets électroniques polluants, dont on se débarrasse hors de nos frontières.
On connaît pourtant déjà les usages problématiques de l’I.A. : dégradation des conditions de travail et chute du recrutement dans les secteurs impactés, vol de propriété intellectuelle, génération massive de contenu futile, addictif ou dégradant, manipulation de l’opinion, fausses informations…
Mais la résistance se renforce. Partout en France des collectifs citoyens se montent et commencent à se liguer contre la volonté de l’Etat d’imposer en dehors de tout cadre démocratique le développement rapide et massif de l’IA.
C’est le moment de rejoindre le mouvement ! La prochaine réunion du collectif aura lieu mardi 15 avril à 18h, à la Base, 17 rue du Dauphiné. Bienvenue aux nouvelles et aux nouveaux !
