đŸ”„đŸ‘šđŸŸâ€đŸ”ŹConfĂ©rence gesticulĂ©e "La fin de leur monde"đŸ‘šđŸŸâ€đŸ”ŹđŸ”„

ÉvĂ©nement Modifier

Quand

  • samedi 07 fĂ©vrier 2026, de 18h00 Ă  20h00

Pour y aller

  • BASE

    17 rue du Dauphiné 38000 Grenoble

Description

đŸ”„Pourquoi la crise environnementale va nous amener Ă  refaire de la politique

đŸ‘šđŸŸâ€đŸ”ŹVous avez forcĂ©ment entendu parler des enjeux environnementaux : Ă©nergie, biodiversitĂ©, changements climatiques, adaptation
 Tout le monde en parle, certes souvent mal, mais surtout pour expliquer que telle solutions va peut ĂȘtre tout changer, ou que tel produit est certifiĂ© vert et est donc moins pire que s’il Ă©tait pire. Bref que vous contribuez Ă  un effort collectif si vous dĂ©pensez bien votre argent. Du coup, s’il y a des marchĂ©s matures, il suffirait que politiques et ingĂ©nieurs s’y mettent pour de bon, qu’on investisse sĂ©rieusement dans « l’écologie » et avec un peu de pragmatisme scientifique tout ira bien. D’ailleurs si en parallĂšle, tout le monde s’y met un peu façon colibri et Ă©co gestes, le problĂšme sera vite rĂ©solu.
Dans ma trajectoire d’ingĂ©nieur, il est Ă  peu prĂšs certain que j’ai pensĂ© comme ça, en fait.
En mĂȘme temps, j’étais structurĂ© pour cela. Dans une autre vie, je serai restĂ© Ă  Toulouse, dans un travail quelconque d’ingĂ©nieur, convaincu de mon mĂ©rite et Ă  siroter ma biĂšre bio artisanale en rooftop aprĂšs ma dure journĂ©e de consultant en consulting. Si j’avais eu un dĂ©clic ou l’envie d’avoir bonne conscience, j’aurai pu avoir une carriĂšre « engagĂ©e ». Je me serais alors spĂ©cialisĂ© en panneau solaire ou en hydrogĂšne et me serais alors convaincu que je fait partie des bons, que je contribue Ă  change le monde. J’aurais alors Ă©tĂ© « exemplaire » et aurais dĂ©ployĂ© les moyens pour acheter plein de produits Ă©cologiques ou certifiĂ©s durables. J’aurais fustigĂ© les classes populaires avec leurs kangoo Ă  pĂ©trole, au volant de mon SUV Ă©lectrique, et j’aurais surement pu dĂ©fendre le tourisme spatial pour ultrariche s’il est neutre en carbone car aprĂšs tout ça finance l’innovation.

đŸ”„Et pourtant aujourd’hui je n’en suis pas lĂ . Je ne suis plus ingĂ©nieur dans l’industrie, je ne suis pas convaincu de contribuer Ă  une mission supĂ©rieure que ce soit dans mon travail de formation sur le climat et les enjeux Ă©nergĂ©tiques, ou dans mon travail d’apiculteur, dans mes montagnes loin de la ville. J’ai mĂȘme tendance Ă  penser que la maniĂšre que j’avais de penser le problĂšme fait partie du problĂšme.

đŸ‘šđŸŸâ€đŸ”ŹIl m’a fallu plusieurs chocs dans ma vie familiale et personnelle pour questionner l’avenir qui m’était promis et du collectif pour comprendre ce qui n’allait pas dans la maniĂšre que j’avais de considĂ©rer les enjeux Ă©cologiques.
Alors dans ma confĂ©rence gesticulĂ©e, je vous partagerai ce que je pense avoir compris : qu’il s’agit d’un problĂšme politique. Pas au sens politicien, mais au sens sens de la gestion d’un commun.
Il n’y aura pas de « solution » technologique, pas de changement sociaux sans changement de sociĂ©tĂ© : nous devons vivre la fin d’un monde et il est urgent d’en inventer un autre. Mais pour savoir quel monde nous voulons il nous faut sans doute moins d’ingĂ©nieurs et plus de capacitĂ© Ă  dialoguer, Ă  gĂ©rer les conflits, Ă  affirmer une direction politique.

đŸ”„Et pour en arriver lĂ , je vais vous raconter mon histoire et celle de ma famille, une affaire assez chaotique qui pourtant partait plutĂŽt bien, que j’entrecouperai de petits textes et de musiques de rap, de vrais infos sur l’environnement, d’anecdotes et de petites touches d’humour Ă  tendance sarcastique.

Par Arnaud Vanbalberghe

Mis Ă  jour : le 27 janvier 2026 20:42

Accessibilité aux personnes en situation de handicap

Des aménagements particuliers sont proposés : Rampe PMR